DPE du Sillon de Bretagne à Saint-Herblain : bâti, étiquettes et immobilier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Sillon de Bretagne à Saint-Herblain, les 1 043 DPE géolocalisés étudiés montrent un quartier presque exclusivement composé d’appartements dans cet échantillon. La classe C domine, tandis que les logements classés F ou G représentent 1,2 % des diagnostics, contre 3,0 % dans la ville.

DPE du Sillon de Bretagne à Saint-Herblain : bâti, étiquettes et immobilier — Saint-Herblain

Le dossier énergétique du Sillon de Bretagne repose sur 1 043 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 14 429 DPE analysés à Saint-Herblain. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles font apparaître trois caractéristiques principales : une présence très majoritaire des appartements, une période de construction dominante située entre 1948 et 1974, et une forte concentration des étiquettes en classe C. Cette lecture constitue un repère pour situer un bien avant une vente ou une location. Elle ne doit toutefois pas être confondue avec le diagnostic propre au logement concerné : les résultats du quartier décrivent un ensemble de diagnostics, et non une performance identique pour toutes les adresses.

Un bâti dominé par les appartements et la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Sillon de Bretagne)Part du quartier
A545,2 %
B787,5 %
C82378,9 %
D464,4 %
E292,8 %
F121,2 %
G10,1 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Sillon de Bretagne (Saint-Herblain).

La période 1948-1974 représente 49,6 % des diagnostics du Sillon de Bretagne : c’est la tranche de construction dominante de l’échantillon. Au total, 50,2 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Le bâti antérieur à 1948 est en revanche peu représenté, avec une part de 0,7 %, contre 1,6 % à l’échelle de Saint-Herblain. Le quartier se distingue donc davantage par la place des constructions de l’après-guerre que par celle des logements les plus anciens. Les maisons individuelles ne constituent que 2,3 % des logements étudiés, le reste étant composé d’appartements. Pour interpréter un DPE local, ce profil collectif est essentiel : les résultats agrégés renseignent principalement sur des appartements et offrent un point de comparaison moins directement adapté à une maison individuelle.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 49,6 % des diagnostics du quartier ; cette tranche structure la lecture du bâti étudié.
  • Constructions antérieures à 1975 : 50,2 % ; cette proportion décrit l’âge des logements, sans renseigner à elle seule sur leur état actuel.
  • Constructions antérieures à 1948 : 0,7 %, contre 1,6 % pour Saint-Herblain ; le bâti le plus ancien reste minoritaire dans les deux échantillons.
  • Maisons individuelles : 2,3 % ; les autres logements diagnostiqués sont des appartements, qui pèsent donc très largement dans les résultats.

823 diagnostics en classe C et 13 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes est nettement concentrée en classe C, avec 823 diagnostics sur les 1 043 recensés. Les classes A et B regroupent respectivement 54 et 78 diagnostics. Les autres résultats se répartissent entre 46 étiquettes D, 29 étiquettes E, 12 étiquettes F et 1 étiquette G. Les passoires énergétiques, correspondant ici aux classes F et G, représentent ainsi 13 logements, soit 1,2 % de l’échantillon du quartier. Cette distribution montre que les résultats les moins favorables sont minoritaires parmi les diagnostics étudiés. Elle ne permet cependant pas d’expliquer pourquoi la classe C domine : les faits disponibles ne détaillent ni les équipements, ni les caractéristiques d’isolation, ni les éventuels travaux. Il serait donc infondé d’attribuer ce profil à une rénovation généralisée ou à une technique particulière.

Des médianes énergétiques inférieures à celles de Saint-Herblain

Le Sillon de Bretagne présente une part de passoires F et G inférieure à celle de Saint-Herblain : 1,2 % contre 3,0 %. La consommation médiane est également plus basse, à 132 kWh/m²/an dans le quartier, contre 145 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même tendance, avec 643 € contre 925 €. Ces comparaisons sont favorables au quartier sur les indicateurs disponibles, mais elles portent sur des ensembles de logements dont les caractéristiques ne sont pas strictement identiques. La surface médiane locale est notamment de 64 m², contre 67 m² à l’échelle communale. Il convient aussi de parler de médianes, et non de moyennes : les données fournies ne comportent pas de consommation moyenne ni de coût moyen pour ces deux périmètres.

  • Passoires F et G : 1,2 % au Sillon de Bretagne, contre 3,0 % dans la ville ; cet indicateur compare la fréquence des étiquettes les moins favorables.
  • Consommation médiane : 132 kWh/m²/an dans le quartier, contre 145 kWh/m²/an à Saint-Herblain ; il s’agit d’une comparaison rapportée à la surface.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 643 € contre 925 € ; ces estimations ne constituent pas les factures constatées de chaque logement.
  • Surface médiane : 64 m² contre 67 m² ; cette différence invite à contextualiser les montants annuels plutôt qu’à les comparer isolément.

Vendre : situer le DPE du bien face à une classe C dominante

Pour préparer une vente au Sillon de Bretagne, la première démarche consiste à distinguer les caractéristiques du bien des tendances du quartier. Un logement classé C appartient à la catégorie la plus représentée dans l’échantillon, qui compte 823 diagnostics portant cette étiquette. Un bien classé F ou G relève au contraire d’un groupe peu fréquent localement, limité à 13 logements diagnostiqués. Cette différence peut guider la présentation des informations énergétiques aux acquéreurs, sans permettre de déduire une valeur de vente ou une réaction du marché. Il est utile de rapprocher l’étiquette du logement de sa consommation, de sa surface et de son estimation énergétique annuelle. Les repères locaux apportent du contexte, mais ils ne remplacent ni les données individuelles du DPE ni l’examen des caractéristiques propres au bien.

Louer : utiliser les 643 € médians comme contexte, non comme garantie

Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 643 € constitue un élément de contexte, pas un montant à attribuer automatiquement au logement proposé. Il concerne l’ensemble des diagnostics étudiés, dont la surface médiane atteint 64 m². Le bailleur comme le candidat locataire ont donc intérêt à examiner l’estimation propre au bien et à la distinguer de ce repère statistique. De même, une consommation médiane de 132 kWh/m²/an ne préjuge pas du résultat de chaque appartement. Présenter séparément les données du logement et celles du quartier évite de laisser entendre que tous les biens ont la même performance. Les faits fournis ne permettent pas non plus d’établir un budget énergétique personnalisé ni de conclure aux conditions réglementaires de location d’un logement particulier.

La lecture d’ensemble doit enfin conserver les limites de la source. Les 1 043 DPE géolocalisés décrivent l’échantillon analysé au Sillon de Bretagne ; ils ne sont pas présentés comme un recensement exhaustif de tous les logements du quartier. Aucune évolution dans le temps n’est fournie, ce qui empêche de conclure à une amélioration ou à une dégradation récente des performances. De même, la coexistence d’un bâti largement construit entre 1948 et 1974 et d’une classe C dominante ne démontre pas de lien causal entre ancienneté et étiquette. Pour vendre ou louer, la conclusion utile reste donc mesurée : le quartier affiche des indicateurs énergétiques inférieurs aux repères communaux disponibles, mais toute appréciation d’un bien doit partir de son propre diagnostic et de ses caractéristiques documentées.

Questions fréquentes

Le Sillon de Bretagne compte-t-il beaucoup de passoires énergétiques ?

L’échantillon comprend 12 diagnostics classés F et 1 classé G, soit 13 logements et une part de 1,2 %. Cette proportion est inférieure aux 3,0 % observés à Saint-Herblain. Elle indique une faible présence relative de ces étiquettes dans les données analysées, sans permettre de présumer du classement d’un logement non examiné.

Quel type de logement domine dans les DPE du quartier ?

Les appartements dominent très largement : les maisons individuelles ne représentent que 2,3 % de l’échantillon. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 49,6 % des diagnostics. Ce profil décrit les biens étudiés, mais ne renseigne pas sur les équipements ou sur les travaux éventuellement réalisés dans chaque immeuble.

Peut-on annoncer 643 € de dépenses annuelles pour un logement à vendre ou à louer ?

Les 643 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé du quartier, et non au montant propre à chaque bien. Pour présenter un logement, il faut distinguer ce repère de l’estimation figurant dans son diagnostic. La médiane communale de 925 € fournit une comparaison supplémentaire, mais aucune de ces valeurs ne garantit une facture individuelle.

Sources officielles

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